Pratiquer le jeûne 16/8 : comment commencer simplement sans se compliquer la vie
Sommaire
Quand j’ai commencé à m’intéresser au jeûne intermittent, le format 16/8 m’a rapidement semblé être l’un des plus simples à comprendre. Sur le papier, le principe tient en une phrase : manger pendant une fenêtre de 8 heures et ne pas manger pendant les 16 heures restantes.
Mais entre comprendre le principe et réellement pratiquer le jeûne 16/8 au quotidien, il y a quelques questions très concrètes.
À quelle heure faut-il commencer ? Faut-il forcément supprimer le petit-déjeuner ? Que peut-on boire pendant les 16 heures ? Que faire si l’on a faim à 10 heures du matin ? Et surtout : est-ce qu’il faut réussir tous les jours pour que cela ait un intérêt ?
Avec le temps, je me suis rendu compte que la meilleure approche était souvent la plus simple : trouver un rythme compatible avec sa vie plutôt que d’essayer d’adapter toute sa vie au jeûne.

En quoi consiste exactement le jeûne intermittent 16/8 ?
Le principe du 16/8 est assez intuitif.
Sur une journée de 24 heures :
- vous avez une période de jeûne de 16 heures ;
- puis une fenêtre alimentaire de 8 heures pendant laquelle vous prenez vos repas.
Cela ne signifie pas qu’il faut manger sans interruption pendant huit heures. Il s’agit simplement de la période durant laquelle vos repas sont possibles.
Par exemple, une organisation fréquente consiste à manger entre 12 h et 20 h, puis à jeûner de 20 h jusqu’à midi le lendemain.
Dans ce cas, une bonne partie du jeûne se déroule pendant la nuit. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles ce format paraît relativement accessible à beaucoup de personnes.
Il existe toutefois plusieurs façons de répartir les horaires.
Si vous découvrez encore les différentes méthodes, vous pouvez aussi consulter le guide sur les types de jeûne intermittent. Il permet de comparer plusieurs rythmes avant de choisir celui qui semble le mieux correspondre à votre quotidien.
Comment pratiquer le jeûne 16/8 concrètement ?
Il n’existe pas un horaire universel qui conviendrait à tout le monde.
C’est même, à mon avis, une erreur fréquente quand on débute : chercher « le meilleur horaire » alors qu’il faudrait plutôt chercher son horaire.
Choisir une fenêtre alimentaire adaptée à son quotidien
Le créneau 12 h – 20 h est très connu, mais ce n’est qu’un exemple.
On peut très bien pratiquer le jeûne 16/8 avec une fenêtre :
- de 10 h à 18 h ;
- de 11 h à 19 h ;
- de 12 h à 20 h ;
- ou de 13 h à 21 h.
Le bon choix dépend surtout de votre rythme.
Personnellement, je trouve qu’un horaire est pertinent lorsqu’il demande peu d’efforts pour être conservé. Si votre vie sociale vous amène régulièrement à dîner vers 20 h, choisir une fenêtre qui se termine à 18 h risque de devenir frustrant.
À l’inverse, une personne qui aime prendre son petit-déjeuner en famille peut préférer commencer à manger plus tôt et terminer également plus tôt dans la journée.
Le jeûne intermittent n’a pas vocation à transformer chaque repas en problème d’organisation.
Commencer progressivement plutôt que viser 16 heures immédiatement
Il est tentant de démarrer en appliquant directement les 16 heures de jeûne.
Pour certaines personnes, cela se passe très bien. Pour d’autres, le changement est beaucoup moins confortable. On peut commencer par une période plus courte. Par exemple :
12 heures de jeûne pendant quelques jours, puis 13 heures, 14 heures et éventuellement 16 heures.
Cela permet surtout d’observer ses sensations. Si vous avez l’habitude de prendre un petit-déjeuner à 7 h 30 depuis vingt ans, décider du jour au lendemain que le premier repas sera désormais à midi peut demander une période d’adaptation. Il n’y a aucun mérite particulier à rendre les choses difficiles.
Pratiquer le jeûne 16/8 signifie-t-il supprimer le petit-déjeuner ?
Pas nécessairement. C’est souvent ainsi que le 16/8 est pratiqué : on termine son dîner vers 20 h, puis on attend midi pour prendre le repas suivant.
Le petit-déjeuner disparaît donc naturellement. Mais on peut tout aussi bien prendre son petit-déjeuner à 8 h et terminer son dernier repas vers 16 h.
Ce choix est simplement moins compatible avec certaines habitudes sociales et professionnelles. À mon sens, la question n’est donc pas : « dois-je supprimer le petit-déjeuner ? »
La vraie question serait plutôt : quelle période alimentaire s’intègre le plus naturellement dans mes journées ?
Certaines personnes n’ont presque jamais faim au réveil. Pour elles, repousser le premier repas peut être relativement simple.
D’autres adorent manger le matin et supportent mal de commencer leur journée à jeun. Dans ce cas, forcer un horaire midi-20 h uniquement parce qu’il est populaire n’a pas beaucoup de sens.
Que peut-on boire pendant les 16 heures de jeûne ?
La boisson la plus simple reste évidemment l’eau.
Une bonne hydratation est importante, et le fait de ne pas manger ne signifie pas qu’il faut réduire sa consommation d’eau.
Dans une approche classique du jeûne intermittent, on privilégie généralement pendant la période de jeûne les boissons sans apport énergétique significatif, comme :
- l’eau ;
- le thé non sucré ;
- certaines infusions sans sucre ajouté ;
- le café noir, si vous le supportez bien.
À l’inverse, ajouter du sucre, du lait en quantité importante, du jus de fruits ou d’autres boissons caloriques ne correspond plus réellement à une période de jeûne stricte.
Là encore, je préfère éviter une vision obsessionnelle.
L’objectif n’est pas de passer sa matinée à se demander si quelques gouttes de citron ont « ruiné » le jeûne. Pour quelqu’un qui cherche surtout à structurer ses repas et à réduire les prises alimentaires permanentes, cette recherche de perfection peut devenir contre-productive.
Que manger pendant la fenêtre de 8 heures ?
Le piège serait de penser que réussir ses 16 heures de jeûne permet ensuite de manger absolument n’importe quoi pendant huit heures.
Le 16/8 donne un cadre temporel. Il ne remplace pas une alimentation équilibrée.
Lorsque je réfléchis à un repas pendant une période de jeûne intermittent, je préfère revenir à des choses très simples : un repas qui rassasie, qui apporte de la variété et que je peux réellement apprécier.
Cela peut inclure selon ses habitudes :
- des légumes ;
- une source de protéines ;
- des féculents ou céréales ;
- des matières grasses de qualité ;
- des fruits ;
- des aliments simples et suffisamment rassasiants.
Il ne s’agit pas non plus de transformer chaque assiette en calcul nutritionnel.
Si la fenêtre alimentaire devient huit heures pendant lesquelles on alterne frustration et compensation, le système perd une grande partie de son intérêt.
Comment gérer la faim lorsque l’on commence le 16/8 ?
C’est probablement l’une des questions les plus courantes.
Et oui, il est possible d’avoir faim.
Le simple fait de décider de jeûner ne fait pas disparaître instantanément toutes les habitudes alimentaires.
Quand on mange depuis des années vers 8 h, le corps et les habitudes peuvent continuer à réclamer ce repas pendant quelque temps.
Pratiquer le jeûne 16/8 sans lutter contre soi-même
Je trouve utile de distinguer une petite faim passagère d’un véritable inconfort.
Une envie de manger peut parfois disparaître après quelques minutes, notamment en buvant de l’eau ou en se lançant dans une activité.
Mais si vous vous sentez réellement mal, faible ou particulièrement inconfortable, il n’y a aucune raison de considérer le fait de manger comme un échec.
On peut interrompre un jeûne.
On peut aussi raccourcir sa durée.
Et on peut reprendre un autre jour.
Cette souplesse me paraît essentielle pour garder une relation saine avec cette pratique.
Faut-il pratiquer le jeûne 16/8 tous les jours ?
Non.
Beaucoup de personnes imaginent qu’une fois le jeûne commencé, il faudrait respecter exactement 16 heures, sept jours sur sept.
C’est une manière possible de faire, mais ce n’est pas la seule.
On peut choisir de pratiquer le 16/8 :
- plusieurs jours par semaine ;
- uniquement pendant les jours de travail ;
- avec davantage de souplesse le week-end ;
- ou pendant certaines périodes seulement.
La régularité peut aider à installer une habitude, mais régularité ne veut pas forcément dire perfection.
Un dîner tardif avec des amis ne devrait pas devenir une source de culpabilité.
Ce qui compte surtout est de trouver une organisation que vous pouvez maintenir sans penser constamment à votre prochaine heure de début ou de fin de jeûne.
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Le jeûne 16/8 peut-il aider à perdre du poids ?
C’est souvent l’une des motivations qui poussent à essayer cette méthode.
Le fait de limiter la période durant laquelle on mange peut aider certaines personnes à mieux structurer leurs repas et à réduire certains grignotages. Dans ce contexte, le jeûne intermittent peut participer à une démarche de perte de poids.
Mais il n’existe pas de garantie.
Si les repas deviennent beaucoup plus copieux pour « compenser » les heures de jeûne, le simple fait de respecter une fenêtre de huit heures ne garantit rien.
Je préfère voir le 16/8 comme un cadre.
Pour certaines personnes, ce cadre simplifie beaucoup les choses : moins de décisions alimentaires, moins de grignotage tardif, des horaires plus clairs.
Pour d’autres, il peut au contraire augmenter la frustration ou créer une relation trop rigide avec l’alimentation.
C’est aussi pour cela qu’il faut observer ce qui se passe réellement dans son quotidien plutôt que de suivre une méthode uniquement parce qu’elle fonctionne pour quelqu’un d’autre.
Les erreurs que j’éviterais pour bien pratiquer le jeûne 16/8
Avec un principe aussi simple, on pourrait penser qu’il est impossible de compliquer le 16/8.
Et pourtant, c’est assez facile.
La première erreur serait de vouloir être parfait dès le premier jour.
La deuxième serait de choisir des horaires incompatibles avec sa vie réelle.
La troisième serait de négliger la qualité des repas sous prétexte que l’on a réussi son jeûne.
Enfin, je me méfierais particulièrement de la tendance à chronométrer chaque minute avec anxiété.
Finir son jeûne à 11 h 52 plutôt qu’à midi ne transforme pas une journée réussie en échec.
Les horaires servent de repères, pas de punition.
Pour les personnes qui aiment malgré tout avoir un cadre clair, l’application de suivi du jeûne intermittent BienJeûner permet notamment de suivre simplement ses périodes de jeûne, son évolution et ses habitudes sans avoir à calculer les horaires à chaque fois.

Suivre son jeûne peut aider à rester régulier
J’aime bien l’idée de suivre son jeûne non pas pour contrôler chaque minute, mais pour éviter d’avoir à y penser en permanence.
On lance un chrono, on connaît son heure de fin, puis on continue sa journée.
C’est précisément l’approche de BienJeûner : proposer des repères simples, un suivi du jeûne et du poids, ainsi que des conseils, tout en gardant une logique progressive plutôt qu’une recherche de perfection.
Si vous souhaitez essayer ce rythme, vous pouvez découvrir BienJeûner et son approche du jeûne intermittent, puis utiliser l’application comme un simple compagnon de suivi.
À qui le jeûne intermittent 16/8 ne convient-il pas forcément ?
Le jeûne intermittent n’est pas adapté à tout le monde.
Il faut être particulièrement prudent en cas de grossesse ou d’allaitement, de traitement médical, de maladie chronique, d’antécédents ou de troubles du comportement alimentaire, ainsi que dans toute situation de fragilité particulière.
Dans ces cas, mieux vaut demander l’avis d’un professionnel de santé avant de modifier significativement ses habitudes alimentaires.
Même en dehors de ces situations, rester attentif à ses sensations me semble indispensable.
Une méthode alimentaire n’a pas à devenir une épreuve quotidienne.
Conclusion : pratiquer le jeûne 16/8 en gardant les choses simples
Pour moi, la meilleure façon de pratiquer le jeûne 16/8 consiste à ne pas lui donner plus de place qu’il n’en mérite.
On choisit une fenêtre alimentaire cohérente avec sa journée. On commence éventuellement de manière progressive. On conserve des repas satisfaisants. Et surtout, on accepte que certains jours soient différents.
Il n’est pas nécessaire de réussir exactement 16 heures tous les jours pour avancer.
Le jeûne intermittent peut être un outil intéressant pour structurer son alimentation, mais il devrait rester justement cela : un outil, et non une nouvelle source de pression.
Si vous souhaitez tester le 16/8 avec un repère simple, l’application BienJeûner peut vous aider à suivre vos périodes de jeûne et votre progression sans avoir constamment l’œil sur l’horloge.






